Manuela est graphiste, indépendante, elle vivait seule jusqu’il y a 2 ans dans un joli appartement coloré et lumineux.

Mais depuis, son appartement est devenu une mini plaque tournante où elle accueille des mineurs isolés. Une nuit, une semaine, un an, parfois plus… Une douzaine de mineurs en quelques mois.

Tout a commencé par un sentiment sourd, insidieux, celui de l’impuissance face à la détresse des jeunes migrants sans logement ni accompagnement.

Elle commence par la distribution de repas tous les vendredis par l’intermédiaire de l’association Les Midis du MIE (Mineurs Etrangers Isolés), puis collecte des vêtements, mais ça n’est pas suffisant.

“J’OUVRE MA PORTE.
J’OUVRE MON COEUR.”

Manuela veut faire plus, elle veut que ces grands enfants aient un nid, un repère où ils peuvent se poser, dormir, parler, se confier, se retrouver… qu’ils aient un point de repère stable dans le chaos.

Qu’ils soient tchadien, soudanais, malien, ivoirien, guinéen, camerounais, algérien, elle ouvre sa porte à ces jeunes sans abris,

accompagne, soutient, alphabétise, et vit comme une victoire leur entrée à l’école.

Aujourd’hui, elle héberge encore S. et M. sur ce canapé et son appartement est lieu d’accueil de jour pour des jeunes qui passent glaner du réconfort.

Manuela, c’est la force de l’ouverture, de la générosité et de la grandeur d’âme.

16 mai 2019