Inna est née deux fois. La première, au Mali, il y a plus de 30 ans. La seconde sur la table d’opération d’un chirurgien français, Pierre Foldès. Elle a 22 ans. Il va réparer ce qu’elle pensait irréparable, sa blessure redoutable : l’excision dont elle a été victime alors qu’elle n’avait que 5 ans.

Inna est chanteuse et se raconte dans ses chansons. Mais elle est aussi engagée et est impliquée dans la lutte contre l’excision. Elle est marraine de la Maison des Femmes, un lieu dédié aux femmes victimes de violences sexuelles, conjugales et psychiques.

“ J’AI LES MOTS DE RÉCONFORT DANS MA BOUCHE ET LES RÊVES D’UN MONDE MEILLEUR DERRIÈRE MES PAUPIÈRES.”

Elle participe à des groupes de parole car la parole est le premier pas vers la guérison.
Le plus difficile lorsqu’on est victime d’une telle violence, c’est la honte qui enferme dans le silence. En partageant son parcours, elle redonne espoir et confiance à ces femmes.

Son crédo : personne n’a le droit d’abuser du corps des femmes. Et ça elle le dit et elle le répètera jusqu’à ce que ce soit entendu. La bouche d’Inna contient tous les mots pour persuader calmement. On peut être engagée et apaisée.
Inna nous le prouve.

14 mai 2019