Ce qui frappe chez Henrietta c’est son regard.
Un regard candide et pétillant, un regard de fillette.
Cette fillette est née à Kansas City, il y a 94 ans.
Henrietta n’a pas froid aux yeux.
Toute jeune, elle part en Amérique Latine où elle voyage dans des endroits les plus reculés.
Elle voulait devenir poète, la voilà journaliste au Venezuela et au Brésil.
Elle y reste des années.

Le monde rural et agricole est rude, en interviewant des fermier.e.s et des ouvrier.e.s, Henrietta veut donner une voix aux laissé.e.s pour compte, à ceux qui travaillent sans reconnaissance.

“JE PEINS CEUX.CELLES QUE PERSONNE NE REGARDE.”

Ces expériences ont un impact important sur Henrietta, et c’est lors d’un voyage en Italie qu’elle comprend que son véritable mode de narration est la peinture.

C’est dans un assemblage habile de mots et de couleurs qu’elle propagera désormais sa vision du monde, qu’elle dénoncera les exclusions, les injustices sociales, les inégalités raciales, la politique corrompue.

La peinture est pour elle un espace total de liberté où elle partage ses engagements et sa vision du monde.
Dans l’intensité de ses toiles, elle nous invite à nous questionner sur ces maux qui rongent l’humanité.

Mais Henrietta ne s’arrête pas là !
Elle est également passionnée de théâtre et elle crée des happenings mêlant performance théâtrale et arts visuels.
Rencontrer Henrietta c’est plonger dans un océan de fraîcheur.
L’âge n’est qu’un nombre et Henrietta nous le prouve… D’ailleurs, elle nous a confié dans un sourire malicieux : « Je sens que je suis en train de devenir adulte

14 mai 2019